Le spotting : ces saignements hors rĂšgles

C’Ă©tait ma culotte prĂ©fĂ©rĂ©e… C’est ce qui arrive quand on n’attend pas ses rĂšgles mais qu’on se retrouve avec sa culotte tĂąchĂ©e de sang. C’est ce que l’on appelle le spotting.

De nombreuses femmes sont confrontĂ©es Ă  ces saignements entre les rĂšgles et se posent de nombreuses questions Ă  leur sujet. Le spotting : qu’est-ce que c’est ? Que signifie-t-il ? Quand peut-il survenir ? Doit-il inquiĂ©ter ou non ? 

C’est quoi le spotting ?

La plupart du temps, le spotting est sans gravitĂ©. “Spot” est un mot anglais qui signifie “tache”. Il dĂ©signe les petits saignements au niveau du vagin qui peuvent survenir en dehors de la pĂ©riode des rĂšgles. Ces saignements vaginaux se diffĂ©rencient des menstruations car ils sont moins abondants (ils s’effectuent par gouttes et ne sont pas continus), gĂ©nĂ©ralement plus foncĂ©s (de couleur brun clair) et indolores. 

Les culottes menstruelles peuvent Ă©galement ĂȘtre utilisĂ©es durant cette pĂ©riode ; Fini les tĂąches sur nos culottes prĂ©fĂ©rĂ©es ! On conseille d’ailleurs trĂšs souvent les tangas menstruels ou la culotte Paris pour gĂ©rer ces petites pertes de sang car ils sont Ă  la fois confortables et suffisamment absorbants pour tenir toute la journĂ©e sans avoir Ă  mettre de protĂšge slip.

Les culottes menstruelles parfaitement adaptées au spotting :

A quel moment le spotting peut-il survenir ?

Le spotting peut intervenir Ă  tout moment de ton cycle menstruel. S’il peut faire peur, il est pourtant trĂšs frĂ©quent. Il peut survenir pendant une grossesse, aprĂšs un rapport sexuel, un examen gynĂ©cologique ou entre les rĂšgles. Aussi, la plupart du temps, il n’y a pas lieu de s’inquiĂ©ter !

Quelle est la durĂ©e d’un spotting ?

Le spotting doit rester un Ă©vĂ©nement ponctuel. C’est-Ă -dire que contrairement aux rĂšgles, il ne doit pas ĂȘtre cyclique. Si tel est le cas, il faut alors consulte car il peut cacher une pathologie sous-jacente. La durĂ©e du spotting est trĂšs variable d’une femme Ă  une autre, tout comme son volume. NĂ©anmoins, il ne doit pas excĂ©der quelques jours et ne doit pas ĂȘtre abondant (il doit tout au plus s’agir de petites gouttes – et non d’un Ă©coulement continu – rouge foncĂ© voire marron tachant lĂ©gĂšrement la culotte).

Spotting : quelles en sont les causes ?

Comme nous allons le voir, plusieurs facteurs peuvent entraüner l’apparition de spotting et ce à n’importe quel moment du cycle menstruel, sous contraception ou non.

L’ovulation

La libĂ©ration d’un ovule des ovaires peut causer ces taches de sang. D’ailleurs, le spotting peut intervenir, de façon plus gĂ©nĂ©rale, lorsque le taux d’ƓstrogĂšnes augmente au moment oĂč l’ovule n’a pas Ă©tĂ© fĂ©condĂ©. Ovulation et spotting Ă©tant particuliĂšrement liĂ©s, on t’en dit plus sur ce point un peu plus bas. 

Les premiĂšres rĂšgles

Un spotting peut annoncer l’arrivĂ©e des premiĂšres rĂšgles. On le reconnait par sa couleur marron et au fait qu’il ne soit pas continu ; le corps est en plein chamboulement hormonal : il a besoin de temps pour que le cycle menstruel devienne rĂ©gulier. Aussi, nous avons imaginĂ© une culotte spĂ©cialement conçue pour les ados : leur coupe est adaptĂ©e Ă  leur morphologie. GrĂące aux culottes TEEN, les premiĂšres pĂ©riodes de rĂšgles sont plus facilement vĂ©cues par nos ados.  

Un dérÚglement hormonal

Un dĂ©rĂšglement est la principale cause de la survenue de ces saignements en dehors des rĂšgles. En effet, les ƓstrogĂšnes et la progestĂ©rone sont les deux principales hormones qui assurent la rĂ©gulation du cycle fĂ©minin, or si elles viennent Ă  se dĂ©saccorder, elles peuvent provoquer ces spottings.

Plusieurs facteurs conduisent Ă  la survenue d’un dĂ©rĂšglement hormonal : il peut ĂȘtre notamment induit par la mĂ©thode contraceptive hormonale (si on la commence, si on change, ou si on l’interrompt). Il se peut que les hormones qu’elle contient ne conviennent pas ou qu’elle ne soit pas supportĂ©e. Cela entraĂźne trĂšs souvent du spotting. Par ailleurs, les contraceptions faiblement dosĂ©es en ƓstrogĂšnes font saigner plus souvent que celles plus fortement dosĂ©es. Ces saignements peuvent aussi intervenir en cas d’oubli de pilule contraceptive. Pour autant, il ne faut pas brusquement stopper la contraception.

Le mieux est d’en parler Ă  son mĂ©decin, gynĂ©cologue ou sage femme : il peut suffire de quelques mois pour que tout rentre dans l’ordre et si ce n’est pas le cas, il.elle conseillera une autre mĂ©thode de contraception.

Outre le recours Ă  une contraception hormonale, d’autres situations peuvent venir perturber l’Ă©quilibre hormonal comme le stress, la fatigue, les Ă©motions fortes, le jet-lag (dĂ©calage horaire), le syndrome prĂ©menstruel ou encore la prĂ© mĂ©nopause. Dans ce cas, le mieux est de se reposer : tout devrait rentrer dans l’ordre !

Des saignements provoqués pendant la grossesse

Il existe aussi des spottings de grossesse, aussi appelĂ©s hĂ©morragies d’implantation : ce phĂ©nomĂšne peut se produire au moment de la nidation. C’est-Ă -dire lorsque l’embryon s’implante dans l’utĂ©rus. Bien que le terme puisse faire peur, il est tout Ă  fait bĂ©nin. On a d’ailleurs un article entier sur les saignements durant la grossesse qui explique tout en dĂ©tail 😉

De plus, durant les trois premiers mois de grossesse, des saignements peuvent survenir Ă  la date prĂ©vue des rĂšgles. On les appelle alors “rĂšgles anniversaires”. Elle n’excĂšdent pas les 2 ou 3 premiers mois de grossesse et n’ont pas d’impact sur son Ă©volution.

Par ailleurs, le spotting peut aussi ĂȘtre associĂ© Ă  des grossesses anormales (travail prĂ©maturĂ© ou grossesses extra-utĂ©rines) et aux fausses-couches. Aussi, Ă  la moindre inquiĂ©tude, le mieux est de consulter son mĂ©decin. 

AprÚs un rapport sexuel ou un examen gynécologique

Enfin, il peut arriver de saigner un peu Ă  la suite d’un rapport sexuel ou d’un examen gynĂ©cologique. Les causes possibles de saignements aprĂšs un rapport peuvent ĂȘtre un manque de lubrification ou une sĂ©cheresse vaginale. Une fois encore perdre un peu de sang en de rares occasions n’a rien d’anormal. 

Certaines maladies gynécologiques

Enfin, le spotting peut aussi ĂȘtre dĂ» Ă  certaines maladies comme des infections sexuellement transmissibles, un fibrome utĂ©rin, un polype, une endomĂ©triose, une endomĂ©trite ou une adĂ©nomyose. Il faut savoir que la plupart des infections se soignent facilement si elles sont prises Ă  temps. D’oĂč l’importance d’ĂȘtre suivie rĂ©guliĂšrement par un professionnel de santĂ© 😉

 

FOCUS SUR LE LIEN ENTRE SPOTTING ET OVULATION

La plupart des femmes n’ont aucun saignement au moment de l’ovulation. À l’inverse, d’autres constatent chaque mois, ou presque, un petit saignement. Ce spotting d’ovulation est-il normal ? Pourquoi certaines femmes saignent-elles durant cette pĂ©riode et d’autres non ? 

Les scientifiques n’en sont pas totalement certains, mais ce type de spotting pourrait trouver deux explications :

  • au moment de l’ovulation, le corps subit d’importantes fluctuations hormonales : le taux de progestĂ©rone augmente pour maintenir et solidifier l’endomĂštre. Or, si ce taux n’est pas assez Ă©levĂ© au moment oĂč le corps diminue la sĂ©crĂ©tion d’ƓstrogĂšnes, un lĂ©ger saignement peut survenir.
  • la deuxiĂšme cause serait une rupture du follicule ovarien au moment de l’expulsion de l’ovule. Ainsi, une rupture brutale du follicule engendrerait aussi celle de petits vaisseaux sanguins, produisant par lĂ -mĂȘme ces spottings.

En rĂ©sumĂ© un spotting d’ovulation est un phĂ©nomĂšne tout Ă  fait normal et ne doit pas inquiĂ©ter. NĂ©anmoins, en cas de saignements rĂ©guliers en dehors de la pĂ©riode de menstruations, il reste prĂ©fĂ©rable de demander l’avis d’un spĂ©cialiste.

Comment reconnaüt-on un spotting d’ovulation ?

  • Le spotting d’ovulation intervient Ă  peu prĂšs Ă  la moitiĂ© de ton cycle (au moment de l’expulsion de l’ovule de l’ovaire). 
  • Il s’agit de lĂ©gers saignements qui ne durent que de quelques heures Ă  un ou deux jours.
  • Il peut ĂȘtre associĂ© Ă  une tension au bas-ventre et/ou une lĂ©gĂšre douleur (gĂ©nĂ©ralement d’un seul cĂŽtĂ© : lĂ  oĂč l’ovaire qui a travaillĂ©).

SPOTTING : COMMENT L’ARRÊTER ?

Comment stopper le spottings ? Voici quelques conseils ! Il faut tout de mĂȘme savoir qu’ils ne se substituent pas Ă  l’avis d’un mĂ©decin ou d’un gynĂ©cologue : en cas de doute, d’un spotting long, abondant et rĂ©pĂ©tĂ©, et/ou de symptĂŽmes associĂ©s (douleur, gĂȘne
), il est important de consulter.

Comment arrĂȘter un spotting sous pilule ?

Certaines pilules et implants contraceptifs peuvent ĂȘtre mis en cause. Aussi pour arrĂȘter un spotting sous pilule, il convient le plus souvent de changer de contraception ! En effet, les spottings avec contraceptif s’expliquent par un mauvais dosage (concrĂštement il n’y a pas suffisamment d’ƓstrogĂšnes dans le corps, ce qui a pour consĂ©quence d’atrophier et de fragiliser la muqueuse utĂ©rine). 

Il s’agit donc d’une pathologie tout Ă  fait bĂ©nigne qui se soigne trĂšs bien. Pour autant, dans le cas d’un tel dĂ©sĂ©quilibre, il ne faut pas stopper de soi-mĂȘme la prise de son contraceptif car cela compromettrait l’efficacitĂ© du traitement et pourrait provoquer une grossesse non dĂ©sirĂ©e. C’est pourquoi, chez Herloop, nous recommandons de prendre rapidement un rendez-vous chez un.e professionnel.le de santĂ© afin qu’il/elle propose un traitement adaptĂ©.

Comment stopper un spotting dĂ» Ă  un implant ?

De nombreuses femmes (entre 10 Ă  20%) sont confrontĂ©es Ă  des spottings aprĂšs la pose d’un implant contraceptif. La cause de ces saignements est le progestatif. Il a pour effet de stopper l’ovulation mais aussi d’atrophier et de fragiliser l’endomĂštre. GĂ©nĂ©ralement ces saignements interviennent dans les premiers mois qui suivent la pose.

Pour arrĂȘter le spotting, vous pouvez prendre de l’ibuprofĂšne. Si cette solution n’est pas efficace, il est aussi recommandĂ© de prendre des ƓstrogĂšnes (grĂące Ă  une pilule contraceptive).

Comment arrĂȘter un spotting naturellement ?

Quelques remĂšdes naturels peuvent aider Ă  arrĂȘter un spotting. C’est notamment le cas de la phytothĂ©rapie (la mĂ©decine par les plantes). Il s’agit de mĂ©thodes douces qui ont pour objectif de rĂ©tablir l’équilibre hormonal du corps et, plus gĂ©nĂ©ralement, d’apaiser. On peut par exemple :

  • se supplĂ©menter en prenant des vitamines (A, B, C et K1), des minĂ©raux (fer et magnĂ©sium notamment) ou encore des bioflavonoĂŻdes associĂ©s Ă  d’autres plantes (racines de pissenlit, chardon-Marie, pervenche, gĂ©ranium, gingembre
),
  • avoir recours Ă  des crĂšmes Ă  la progestĂ©rone (il faut toutefois faire attention Ă  bien respecter les doses recommandĂ©es et Ă  s’assurer qu’on n’a pas de contre-indications),
  • boire du thĂ© au gingembre. Le thĂ© au gingembre a pour objectif d’augmenter le taux de prostaglandines anti-inflammatoires. Attention toutefois Ă  ne pas en abuser car le thĂ© est un diurĂ©tique puissant et peut provoquer des anĂ©mies.

Peut-on arrĂȘter le spotting avec de l’ibuprofĂšne ?

L’ibuprofĂšne peut aider Ă  stopper le spotting. Ce mĂ©dicament est disponible en pharmacie en vente libre. Attention Ă  bien respecter les recommandations. En cas de doute, rien ne vaut l’avis d’un spĂ©cialiste !

Peut-on continuer à faire l’amour ?

La rĂ©ponse est oui ! Le spotting n’empĂȘche pas d’avoir de rapports sexuels. Et c’est tant mieux ! NĂ©anmoins, il ne faut pas oublier que ces saignements ne dispensent pas d’une contraception, au risque d’une grossesse non dĂ©sirĂ©e.

Quand est-il bon de consulter ?

En rĂšgle gĂ©nĂ©rale le spotting n’est pas grave. Cependant, on conseille de consulter si :

  • le spotting dure plus d’une dizaine de jours (on parle dans ce cas de mĂ©trorragie),
  • il s’installe durablement,
  • il y a une grossesse en cours,
  • des crampes ou des douleurs surviennent au moment du spotting,
  • les relations sexuelles sont non protĂ©gĂ©es.

Seul un médecin ou un gynécologue peut prescrire un traitement adapté. De maniÚre générale, il ne faut jamais hésiter à consulter pour la moindre interrogation ! AprÚs tout, il vaut mieux prévenir que guérir !

Et voilĂ , nous avons fait le tour des diffĂ©rents facteurs pouvant causer du spotting ! Au final ces saignements vaginaux sont le plus souvent bĂ©nins et passent tous seuls. Si toutefois, ce n’est pas le cas, il ne faut pas hĂ©siter Ă  consulter un professionnel de la santĂ©. En analysant trĂšs prĂ©cisĂ©ment la situation, il pourra proposer une solution et faire en sorte que les choses rentrent dans l’ordre.

IntĂ©ressĂ©e par d’autres sujets ? Il ne faut pas hĂ©siter Ă  parcourir notre blog ! Chez Herloop, nous avons comme objectif principal d’accompagner les femmes durant leur pĂ©riode de rĂšgles et de les aider Ă  les vivre le plus sereinement possible ; c’est pourquoi, nous publions rĂ©guliĂšrement des articles rĂ©pondant Ă  toutes leurs interrogations !