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Aménorrhée : quelles sont les causes de l’absence de règles ?

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Sommaire

Loop t’accompagne chaque mois durant tes règles mais il est temps de parler de leur éventuelle absence. En effet, il peut arriver que pour une raison ou une autre les règles s’interrompent totalement : c’est ce que l’on appelle l’aménorrhée. 

Quelles sont les causes de cette absence de règles ? Est-ce grave ? À quel moment faut-il consulter ? Il s’agit d’autant de questions que nous allons aborder dans ce billet.

L’aménorrhée, c’est quoi ?

Il faut savoir que l’on distingue deux sortes d’aménorrhées :

  • l’aménorrhée primaire : c’est le fait que les règles ne sont jamais apparues passé l’âge de 16 ans. Si tu es dans cette situation, il est nécessaire de demander l’avis d’un gynécologue pour en trouver la cause. 
  • l’aménorrhée secondaire : il s’agit de l’absence de règles sur une période de plus de 3 mois chez une femme en âge de procréer et ayant déjà eu ses règles. Elle toucherait environ 2 à 5% des femmes réglées (or grossesse, post-partum, ménopause et contraception).

L’aménorrhée secondaire est bien plus répandue et courante que l’aménorrhée primaire ; et pour cause, elle a pour principale origine la grossesse, la lactation, la ménopause et la contraception. C’est pourquoi, selon le type d’aménorrhée concerné, les diagnostics et les prises en charge vont différer : c’est bien normal car chaque femme est unique.

L’origine de ce mot

Le terme “aménorrhée” provient des termes grecs :

  • “a” marque la privation, la négation ; 
  • “mên” pour “mois” ;
  • “rhein” pour le “couler”.

Aménorrhée primaire : comment l’explique-t-on ?

L’aménorrhée primaire chez les jeunes filles peut avoir différentes causes :

  • une malformation de l’utérus, 
  • l’absence congénitale de vagin,
  • l’absence congénitale de la cavité utérine,
  • une imperforation de l’hymen,
  • un retard pubertaire (absence de développement des caractères sexuels secondaires), 
  • une insuffisance ovarienne… 

Afin de comprendre l’origine de cette aménorrhée primaire, le gynécologue doit procéder à un examen clinique approfondi ainsi qu’à d’autres examens complémentaires.

Les causes physiologiques de l’aménorrhée secondaire

Lorsque l’on attend le mot “aménorrhée” on peut avoir peur et s’attendre au pire, or les principaux facteurs de l’arrêt des règles sont normaux. Il s’agit des premières règles, de la grossesse, du post-partum, de l’allaitement et de la ménopause.

Les premières règles

Les premières règles sont le plus souvent très irrégulières et peuvent être marquées par des périodes d’aménorrhée assez fréquentes. C’est normal : ton cycle menstruel se met en place et ton système hormonal est encore immature.

On estime qu’il faut patienter pendant 2 et 3 ans pour que la régularité du cycle menstruel s’installe. En revanche, durant cette période, il est nécessaire de demander l’avis d’un professionnel de la santé si :

  • tu constates une aménorrhée de plus de 6 mois,
  • tu as eu un rapport sexuel non protégé, 
  • tes règles sont très douloureuses,
  • tes règles durant plus de 7 jours pendant au moins trois cycles d’affilée,
  • si elles sont accompagnées de caillots,
  • si tu as des saignements fréquents entre les règles…

La grossesse et ses suites

Être enceinte constitue le premier facteur d’aménorrhée secondaire (même si certaines femme expérimentent “les règles anniversaires” ; comme tu t’en doutes cette absence de règles est normale, elle ne doit donc pas inquiéter. 

De même, à la suite de la grossesse, en particulier si une jeune femme fait le choix d’allaiter, le retour de couches peut mettre davantage de temps à se produire. La prolactine (l’hormone qui favorise la production de lait) a pour conséquence d’inhiber l’ovulation et donc de poursuivre cette période d’aménorrhée secondaire pendant 5 à 6 mois. 

À noter : Bien que l’allaitement soit une méthode de contraception naturelle relativement efficace, elle n’est pas fiable à 100%. N’hésite pas à te rapprocher de ton/ta gynécologue pour en savoir plus à ce sujet.

La ménopause

La ménopause correspond à l’arrêt de l’ovulation et à la disparition des règles chez la femme. Il s’agit d’un phénomène naturel qui survient généralement aux alentours de 45 ans. La pré-ménopause dure en moyenne 2 à 5 ans. Pendant cette période, un peu comme pour les premières règles, le système hormonal fonctionne au ralenti voire de façon anarchique (avec des taux de FSH  et de LH très hauts).

Concrètement, la pré-ménopause se manifeste généralement par des aménorrhées plus ou moins longues, des règles plus abondantes et d’autres symptômes comme les bouffées de chaleur, les troubles du sommeil, de l’humeur, la sécheresse vaginale et les troubles urinaires. On estime qu’une femme est ménopausée quand elle n’a pas eu ses règles depuis au moins un an.

Les causes possibles de l’aménorrhée secondaire

Il faut savoir que plusieurs facteurs sont susceptibles de provoquer un arrêt total des règles. De manière générale, l’absence de règles est le signe que quelque chose ne pas va. C’est pour cela que la prise en charge de ce trouble peut être un long processus, et en tout cas nécessiter un interrogatoire et un examen poussés de la part du praticien. 

Une anomalie des ovaires ou de l’utérus

Certaines pathologies ou dysfonctionnement en lien avec l’utérus et les ovaires sont responsables de l’arrêt des règles :

  • la présence d’adhérences utérines,
  • d’une tumeur utérine,
  • une sténose cicatricielle du col,
  • les suites d’une conisation ou de tout autre chirurgie de l’utérus,
  • une syndrome des ovaires polykystiques (SOPK)

Un trouble hormonal

De manière générale, quelle qu’en soit l’origine, de faibles taux de FSH, de LH, et d’œstradiol (une hormone qui appartient à la famille des œstrogènes) associés à l’absence de progestatifs témoignent d’un dysfonctionnement hypophysaire et sont fréquemment responsables d’une aménorrhée.

Focus sur la ménopause précoce

Certaines femmes peuvent être touchées par une ménopause précoce. On estime qu’elle est précoce quand elle survient avant l’âge de 40 ans. Les signes de la ménopause précoce sont les mêmes que la ménopause : taux élevés de FSH, insomnie, troubles de l’humeur, irrégularité du cycle menstruel, règles abondantes, sécheresse vaginale, troubles vasomoteurs (les fameuses bouffées de chaleur, mais aussi palpitations ou transpiration excessive) avec à termes une aménorrhée définitive.

Certaines maladies 

L’aménorrhée secondaire peut aussi être liée à une maladie comme le cancer, la tuberculose ou encore la cirrhose. 

Des causes externes

Certains traitements, le stress, la fatigue, la pratique du sport à haut niveau, les troubles alimentaires (l’anorexie mentale en particulier), une perte de poids importante, etc., sont autant de facteurs pouvant provoquer un arrêt des règles.

Certains contraceptifs

Les méthodes contraceptives, comme la pilule ou le stérilet hormonal, peuvent provoquer une aménorrhée secondaire. Dans ce cas, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Tes règles reviendront à l’arrêt de la contraception (si tes premiers cycles sont irréguliers, ne te fais, là aussi, aucun souci et laisse ton corps revenir à son rythme). 

En revanche si tu as des spottings à répétition, des maux de tête, des douleurs… cela peut signifier que ta contraception ne te convient pas et qu’il est peut-être temps d’en changer.

À quel moment dois-je consulter ?

D’une manière générale, dès qu’un changement de cycle menstruel intervient ou dès que tu te poses des questions, il est préférable de ne pas attendre pour demander l’avis d’un professionnel de santé : un cycle irrégulier, court, ou au contraire long, nécessite une consultation. 

De même si ton cycle menstruel est habituellement régulier et que tu constates un retard, n’attends-pas pour faire un test de grossesse car, comme nous l’avons vu, il s’agit de la première cause d’aménorrhée secondaire. Une fois l’hypothèse d’une grossesse non prévue exclue, attends quelques jours car il est très probable que tes règles surviennent avec un peu de retard. 

Enfin, si tes menstruations ne reviennent toujours pas et/ou que l’absence de règles s’installe dans le temps, il est important de consulter. Le praticien procédera alors à un interrogatoire poussé pour analyser ton mode de vie (contraceptif, activité physique, sommeil, alimentation, etc…), fera une échographie pelvienne et te prescrira un bilan sanguin. Si elle n’est pas traitée, l’aménorrhée peut être néfaste sur la minéralisation osseuse. 

Tu l’auras compris, en raison des multiples causes de l’aménorrhée, il n’existe pas de traitement unique : tout dépendra de son origine.

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